Université publique au Maroc : des salariés devront payer le temps aménagé
À partir de la prochaine rentrée, les fonctionnaires et salariés marocains souhaitant s’inscrire à l’université publique devront acquitter des frais liés au temps aménagé, une première présentée comme une évolution du financement universitaire. Cette mesure suscite des interrogations sur l’accès aux études et le risque de privatisation, selon l’analyse publiée par le média.
À partir de la rentrée universitaire 2026-2027, les fonctionnaires et salariés inscrits en licence, en master ou en doctorat par la voie du temps aménagé devront payer des frais harmonisés dans toutes les universités publiques marocaines. La mesure, inédite, a été actée mi-juillet par la Conférence des présidents d’université sur la base de la loi 59-24 relative à l’enseignement supérieur et à la recherche scientifique.
La nouvelle grille fixe les frais annuels à 5.000 dirhams pour une licence, 18.000 dirhams pour un bachelor, 15.000 dirhams pour un master et jusqu’à 20.000 dirhams pour un doctorat, d’après la Conférence des présidents d’université. Elle s’appliquera aux salariés et fonctionnaires qui poursuivront leurs études selon un régime compatible avec leur activité professionnelle.
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