Namibie : les nouvelles règles d’achat public accroissent les risques de corruption

L’Institut namibien de recherche sur les politiques publiques estime que les nouvelles règles de commande publique accroissent les risques de pression politique, de favoritisme et d’entente. Entrées en vigueur le 4 août, elles permettent à certaines entités, dont la compagnie pétrolière publique namibienne, de gérer directement des projets jusqu’à 500 millions de dollars namibiens, selon Frederico Links.
Les nouvelles règles namibiennes de passation des marchés publics accroissent les risques de pressions politiques, de favoritisme et d’ententes, estime l’Institute for Public Policy Research (IPPR), un centre de recherche namibien sur les politiques publiques. Publiées au Journal officiel le 4 août, elles relèvent le seuil des dépenses discrétionnaires, permettant à des organismes publics de lancer des marchés plus coûteux sans passer par le Central Procurement Board of Namibia, selon un rapport présenté par l’IPPR.
Les règles créent également une catégorie d’entités publiques à forte valeur, dont la National Petroleum Corporation of Namibia, la compagnie pétrolière publique namibienne. Ces entités peuvent désormais conclure des marchés dans le cadre élargi prévu par la réglementation, a déclaré Frederico Links, chercheur associé de l’IPPR, selon The Namibian.
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