Monnaie commune : les défis de l’AES à résoudre
Le professeur Salifou Ouédraogo examine les conditions nécessaires à la création d’une monnaie commune pour l’Alliance des États du Sahel, qui regroupe le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Il aborde notamment les réserves de change, la convergence économique et l’indépendance de la banque centrale, d’après le texte source.
La création d’une monnaie commune entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger, membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), dépend de plusieurs préalables, dont le niveau des réserves de change, le régime de change et la convergence économique. Le professeur Salifou Ouédraogo, enseignant-chercheur en sciences économiques et de gestion et directeur du département de l’UFR/SEG, estime que ces conditions doivent être réunies avant toute émission monétaire.
Le spécialiste juge plus réaliste une démarche progressive. À court terme, il préconise le maintien du cadre de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), avant d’envisager à plus long terme une nouvelle architecture monétaire intégrant l’indépendance de la banque centrale et un cadre institutionnel adapté.
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