La chercheuse Hanane Serghini juge structurelle la migration des mineurs vers Ceuta
La chercheuse marocaine Hanane Serghini considère les tentatives de migration irrégulière de mineurs vers Ceuta comme un phénomène structurel et historique. Pour cette universitaire de l’Université Cadi Ayyad et membre de réseaux d’étude sur les migrations, les récentes évolutions ne suffisent pas à expliquer leur répétition, selon elle.
Hanane Serghini, professeure à l’université Cadi Ayyad de Marrakech et chercheuse à l’Institut marocain d’analyse des politiques, juge structurelle la migration irrégulière des mineurs vers Ceuta. Elle estime que la répétition des tentatives de franchissement et la présence importante de mineurs ne relèvent pas d’un épisode exceptionnel lié aux seuls développements récents, selon une déclaration publiée par le site marocain Alyaoum24.
Membre de l’Association marocaine d’études et de recherches sur la migration à l’université Mohammed-V de Rabat, la chercheuse appelle à inscrire ces mouvements dans l’histoire des dynamiques migratoires irrégulières en Méditerranée. Elle estime qu’une lecture limitée à la situation immédiate ferait perdre de vue les racines historiques et sociales qui contribuent à la reproduction du phénomène.
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