L’UNESCO inscrit Boma-Badingilo au patrimoine mondial
Le ministre sud-soudanais de la Culture, Sarah Nyanath Elijah Yong, a appelé les communautés voisines des parcs nationaux de Boma et Badingilo à tirer parti de leur inscription au patrimoine mondial. À Juba, elle a aussi encouragé le tourisme local et la fin des conflits communautaires.
L’inscription de Boma-Badingilo au patrimoine mondial a conduit la ministre sud-soudanaise de la Culture, Sarah Nyanath Elijah Yong, à appeler les communautés voisines des parcs nationaux de Boma et de Badingilo à tirer parti de cette reconnaissance. Lors d’une intervention à Juba, elle a également encouragé le développement du tourisme local et la fin des conflits communautaires liés à la région.
La décision confère une nouvelle visibilité aux deux parcs nationaux. Elle peut attirer davantage l’attention sur leur patrimoine et sur les populations qui vivent à proximité. La source ne précise ni la date de l’inscription, ni les critères retenus, ni les dispositions prévues pour organiser la gestion du site après cette reconnaissance internationale.
Pour la ministre, les communautés voisines doivent pouvoir bénéficier de cette évolution. Le tourisme local est présenté comme une piste, mais les conditions de sa mise en œuvre ne sont pas détaillées. Elles concernent notamment l’accès aux parcs, l’organisation de l’accueil, la protection des espaces concernés et la participation des habitants aux activités liées à la fréquentation du site.
L’appel ministériel intervient aussi dans un contexte de conflits communautaires. Leur fin est présentée comme une condition importante pour permettre aux parcs de jouer pleinement leur rôle. Des tensions persistantes peuvent en effet limiter les déplacements, fragiliser la coopération locale et réduire les bénéfices attendus pour les populations. Elles peuvent également compliquer la protection durable des espaces inscrits au patrimoine mondial.
Les prochaines étapes permettront de vérifier si l’inscription s’accompagne de mesures concrètes. Il faudra suivre le dialogue entre les autorités et les communautés voisines, ainsi que les initiatives en faveur du tourisme local. La source ne fait état d’aucun calendrier ni d’aucun financement. La capacité à réduire les conflits et à associer les habitants sera donc au cœur de l’évolution du dossier.
Lire l’article original sur Eye Radio →
Recevez l’Afrique chaque semaine
Une actualité pour chaque région du continent, dans un e-mail gratuit.