L’exode des migrants ralentit les usines textiles en Afrique du Sud
Des milliers de travailleurs migrants ont quitté l’Afrique du Sud après des manifestations xénophobes, laissant des ateliers de confection avec de nombreuses machines à l’arrêt. La perturbation frappe notamment Newcastle, un pôle industriel du KwaZulu-Natal, et met sous pression les entreprises dépendantes de cette main-d’œuvre, selon le reportage.
Les manifestations xénophobes ayant chassé des milliers de travailleurs migrants d’Afrique du Sud ont laissé des machines à coudre à l’arrêt dans des usines de Newcastle, pôle industriel du KwaZulu-Natal. Les propriétaires de trois ateliers visités fin juillet par Reuters ont indiqué avoir perdu entre 12 % et 19 % de leurs effectifs pendant les protestations, selon Reuters.
La campagne était menée par March and March, un groupe anti-immigration qui voulait libérer des emplois pour les Sud-Africains, alors qu’environ un sur trois est au chômage. Mais les fabricants peinent à remplacer les ouvriers étrangers : certains détenaient des compétences rares en couture et peu de travailleurs locaux acceptent ces emplois faiblement rémunérés. Ces difficultés prolongent les effets des manifestations xénophobes sur le secteur textile.
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