L’appareil sécuritaire sud-africain cachait une liste d’activistes à éliminer
L’appareil sécuritaire de l’apartheid aurait volontairement dissimulé une liste plus large de militants destinés à être « éliminés », ainsi que les commanditaires présumés de meurtres politiques. Ces éléments ont été évoqués devant l’enquête Khampepe sur les dossiers retardés de la Commission vérité et réconciliation sud-africaine, selon les éléments présentés à l’audience.
L’avocate spécialiste des droits humains Yasmin Sooka, ancienne commissaire de la Commission vérité et réconciliation sud-africaine, a déclaré devant la commission d’enquête Khampepe que plus de 2 000 auteurs de crimes de l’apartheid avaient demandé une grâce politique en 2007. Une première liste de 150 noms, comprenant des personnes condamnées pour l’empoisonnement du révérend Frank Chikane en 1989, avait été soumise au président de l’époque, Thabo Mbeki, selon son témoignage du 6 août.
Une « commission de référence » présidée par Tertius Delport, ancien député du Parti national, avait ensuite été créée dans le cadre de la procédure de grâce annoncée par Mbeki. Yasmin Sooka a expliqué que ses démarches visaient à contester ces grâces accordées aux responsables de crimes commis pendant l’apartheid.
La suite est réservée à nos abonnés.
Testez AFREEQUE !
- Toute l’actualité africaine, résumée et facile à lire
- L’édition quotidienne, chaque matin, au lieu d’une par semaine
- Des éditions spéciales aux grands rendez-vous de l’actualité
- Une source locale dans 52 des 54 pays du continent
- Un journal 100 % indépendant : sans publicité, sans actionnaire
- La satisfaction de soutenir un média africain indépendant, au service de ses lecteurs
Offre découverte
1 €
pour 15 jours
puis 9,99 €/mois
Je teste pour 1 €Sans engagement · résiliable en un clic
Réservé aux nouveaux abonnés
Déjà abonné·e ? Se connecter