Frais de master et doctorat : la Ligue marocaine demande leur arrêt
La Ligue marocaine des droits humains demande au ministre de l’Enseignement supérieur de suspendre les frais de master et de doctorat. Elle estime que ces droits menacent l’égalité des chances entre étudiants, dans une lettre ouverte rapportée par Al Alam électronique.
La Ligue marocaine de défense des droits de l’homme a demandé l’arrêt des frais d’inscription imposés à certaines catégories d’étudiants en master et en doctorat. Dans une lettre ouverte adressée au ministre marocain de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, l’organisation estime que les modalités d’application de cette décision soulèvent des problèmes aux plans des droits humains, de la Constitution et du droit, selon le quotidien marocain Al Alam électronique.
La Ligue affirme que le paiement de frais pour accéder aux études supérieures pourrait porter atteinte au droit à l’éducation, à l’égalité, à la non-discrimination et à l’égalité des chances. Elle redoute également que la capacité financière devienne une condition d’accès à l’université et accentue les écarts sociaux et économiques entre étudiants. L’organisation fonde notamment sa position sur l’article 31 de la Constitution marocaine, qui consacre le droit à l’éducation. Ces inquiétudes rejoignent celles exprimées par un député marocain sur les frais de master.
Lire l’article original sur alalam →
Sur le même sujet
- Le conseiller marocain Khalid Sati conteste d’éventuels frais universitaires7 août
- Les frais de master et doctorat font polémique au Maroc9 août
- Un député marocain demande des explications sur les frais de master7 août
- La police marocaine arrête à Oujda un Néerlandais recherché7 août
- L’Organisation marocaine des droits de l’homme réclame une intervention urgente à Ceuta9 août
Recevez l’Afrique chaque semaine
Une actualité pour chaque région du continent, dans un e-mail gratuit.