Éthiopie : le groupe public EIH ne remplace pas un fonds souverain
La Banque africaine de développement estime qu’Ethiopian Investment Holdings (EIH), la holding publique d’investissement, ne peut remplacer un véritable fonds souverain en Éthiopie. Son rapport prévoit toutefois une croissance de 8,7 % pour 2026/27 et souligne les vulnérabilités macro budgétaires persistantes du pays.
Le groupe public Ethiopian Investment Holdings (EIH) ne peut pas remplacer un véritable fonds souverain en Éthiopie, estime la Banque africaine de développement (BAD) dans son rapport « Ethiopia Country Focus Report 2026 ». L’institution prévoit par ailleurs une croissance de 8,7 % pour l’Éthiopie durant l’exercice 2026-2027.
Selon la BAD, un fonds souverain classique nécessite des excédents budgétaires ou des comptes extérieurs durables. L’Éthiopie reste confrontée à une situation d’endettement critique, à un défaut souverain récent et à des réserves de change inférieures à un niveau jugé confortable, ce qui limite la possibilité de détourner des ressources publiques vers un tel fonds.
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