Au Cameroun, un avocat conteste l’accord d’expulsion signé avec Washington
L’avocat camerounais Joseph Fru Awah conteste devant le tribunal administratif de Yaoundé l’accord d’expulsion conclu entre le Cameroun et les États-Unis. Sa démarche concerne 36 ressortissants de neuf pays africains transférés entre janvier et mai, et soutient que l’accord aurait dû être ratifié par le Parlement, selon la source.
Au Cameroun, le cabinet d’avocats Frulaw Chambers a saisi le tribunal administratif de Yaoundé au nom de 36 ressortissants de neuf pays africains transférés des États-Unis vers le Cameroun entre janvier et mai. La procédure conteste la légalité de l’accord d’expulsion conclu entre Yaoundé et Washington, selon leur avocat, Me Joseph Fru Awah, invité d’Afrique Midi.
Les requérants contestent leur transfert vers un pays tiers dans le cadre de la politique américaine d’expulsion de migrants. Me Joseph Fru Awah affirme que « nul n’est au-dessus des lois de la République », alors que les 36 Africains expulsés des États-Unis demandent au tribunal administratif de Yaoundé d’examiner l’accord entre les deux gouvernements.
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