Une raffinerie clandestine de pétrole est scellée dans l’État nigérian d’Ogun
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Daily Trust
L’autorité nigériane de régulation des hydrocarbures et la commission de lutte contre les crimes financiers ont fait fermer une raffinerie clandestine de plus de trois hectares à Ogere-Remo, dans l’État d’Ogun. L’installation, qui aurait disposé d’une capacité de stockage souterraine supérieure à 90 000 litres, fonctionnait sans autorisation, selon le coordinateur régional de l’autorité pétrolière cité par Daily Trust.
Les autorités nigérianes ont scellé mercredi 4 novembre une raffinerie clandestine de pétrole à Ogere-Remo, dans la zone de gouvernement local d’Ikenne, dans l’État d’Ogun. L’opération a été menée par la Nigerian Midstream and Downstream Petroleum Regulatory Authority (NMDPRA), le régulateur nigérian des secteurs pétroliers intermédiaire et aval, et la Commission des délits économiques et financiers (EFCC), rapporte Daily Trust.
Le site, associé à des opérateurs chinois, s’étend sur plus de trois hectares et comprend des cuves souterraines, des systèmes de chauffage, des réservoirs fabriqués localement et des dispositifs de refroidissement. La capacité d’une installation de stockage souterraine est estimée à plus de 90 000 litres. Les enquêteurs y ont trouvé des produits issus du traitement de boues et de déchets de raffinage, ainsi que des substances soupçonnées d’être du gazole.
Le coordinateur régional de la NMDPRA, Atilola Akinyemi, a déclaré que l’installation fonctionnait sans permis et que son produit final ne pourrait être classé comme gazole qu’après des analyses en laboratoire. Bawa Usman Kaltungo, directeur zonal de l’EFCC à Lagos, a estimé que le site semblait fonctionner depuis plusieurs années. Il a également indiqué que 14 ressortissants chinois avaient été arrêtés une semaine plus tôt dans la même zone pour une activité illégale de traitement du lithium.
L’opération fait suite à la découverte d’une raffinerie clandestine liée à des opérateurs chinois au Nigeria, annoncée le 3 novembre. Les autorités ont promis de poursuivre les responsables de l’installation.





