Trafic d’enfants : Pibor refuse d’être associé aux suspects
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Radio Tamazuj

Le gouvernement de la zone administrative du Grand Pibor condamne le trafic d’enfants et soutient l’opération de l’armée sud-soudanaise, mais demande que les soupçons visant des individus ne soient pas imputés à toute la communauté Murle ou à ses autorités. Huit personnes ont été arrêtées dans l’enquête sur le vol et la vente de 23 enfants à Juba, et des recherches se poursuivent, selon Radio Tamazuj.
Le gouvernement de la zone administrative du Grand Pibor, au Soudan du Sud, a condamné le trafic d’enfants et soutenu la répression menée par l’armée, tout en rejetant les formulations qui, selon lui, associent collectivement ses habitants et ses responsables à ces crimes. Son ministre de l’Information, Jacob Werchum Juok, a appelé à distinguer les responsabilités individuelles de celles de l’administration et de la communauté murle, dans un entretien accordé mercredi matin à Radio Tamazuj.
Le gouvernement du Grand Pibor a réaffirmé sa volonté de coopérer avec les services de sécurité pour arrêter les personnes impliquées. Jacob Werchum Juok a cité la détention d’une suspecte à Gumuruk comme un exemple de collaboration entre les autorités locales et nationales. Il a également indiqué que 27 femmes et enfants enlevés dans les États de Jonglei, d’Équatoria-Orientale et d’Équatoria-Centrale avaient été secourus puis rendus à leurs familles entre juin et août 2026.
La déclaration intervient après l’annonce, le 17 octobre, de l’arrestation de huit suspects à Juba dans le cadre d’une enquête sur le vol et la vente de 23 enfants ces dernières semaines. Parmi les suspects figurent d’anciens responsables publics et d’autres personnes sont recherchées. Le gouvernement du Grand Pibor a demandé des éléments crédibles à l’appui des accusations selon lesquelles des enfants seraient achetés et vendus contre du bétail à Pibor et Gumuruk. L’armée sud-soudanaise avait annoncé le démantèlement du réseau lors de l’arrestation de huit suspects à Juba.
Synthèse réalisée avec l’aide d’outils d’intelligence artificielle, sous la responsabilité éditoriale d’AFREEQUE.


