Suspect et quatre proches entendus après une fusillade en France
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Seneweb

Le suspect de la fusillade raciste commise à Trappes et La Verrière, dans les Yvelines en France, a vu sa garde à vue prolongée, tandis que quatre proches ont été auditionnés. L’attaque a fait un mort et cinq blessés, dont une enfant de 12 ans grièvement atteinte, selon le parquet national antiterroriste cité par l’AFP.
Le parquet national antiterroriste (Pnat) a prolongé samedi matin la garde à vue de Kévin T., 39 ans, suspect de la fusillade qui a fait un mort et cinq blessés dans les Yvelines vendredi. Son état de santé a été jugé compatible avec cette mesure après une première audition, a indiqué le Pnat. Quatre membres de son entourage familial et amical sont également en garde à vue, selon le parquet. Une source proche du dossier a précisé à l’AFP que ses parents en font partie.
Les enquêteurs cherchent à établir le profil du suspect. Une analyse de sang destinée à vérifier son imprégnation toxicologique était toujours en cours samedi, tandis que son casier judiciaire fait état de quatre condamnations antérieures, selon le Pnat. Arrêté à Coignières vers 10 h 20 vendredi, Kévin T. avait commencé son parcours meurtrier à Trappes vers 10 heures, avant de poursuivre à La Verrière. Il a tiré depuis une voiture, tuant Pengo Bossio Wangi, combattant français de MMA de 26 ans, et blessant cinq personnes, dont une fille de 12 ans touchée par huit balles. L’enfant était toujours en urgence absolue samedi à la mi-journée, a indiqué le Pnat à l’AFP.
La perquisition au domicile du suspect a révélé des bouteilles de gaz et des fils électriques reliés à un minuteur, selon une source policière. Les enquêteurs ont aussi trouvé dans sa Renault Clio un pistolet-mitrailleur de type Sten et une bombe lacrymogène. L’avocat de la famille de la victime, Yassine Bouzrou, a dit que ses clients s’interrogeaient sur l’existence d’un suivi du suspect, déjà connu de la police et de la justice et présenté comme détenteur d’armes de guerre. La famille se réserve le droit de rechercher une responsabilité administrative.
Cette nouvelle étape intervient après la mise en garde à vue de trois proches du suspect, publiée le 24 octobre, et la découverte de bonbonnes piégées dans son appartement, également rapportée le 24 octobre. La fusillade avait fait l’objet d’une première publication le 23 octobre, après qu’Emmanuel Macron l’eut qualifiée d’attentat terroriste raciste.
