Procès Fallou Sène : le gendarme reconnaît le tir, six mois requis
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Seneweb
L’adjudant Serigne Moustapha Sané a reconnu avoir tiré lors des affrontements de 2018 ayant causé la mort de l’étudiant Fallou Sène à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis. Six mois de prison ferme et 250 millions de francs CFA ont été requis contre lui, selon Seneweb.
L’adjudant de gendarmerie sénégalais Serigne Moustapha Sané a reconnu avoir tiré sur des étudiants lors des affrontements de 2018 à l’Université Gaston-Berger de Saint-Louis, où Fallou Sène a été tué. Le procureur a requis six mois de prison ferme contre lui, rapporte Seneweb, au terme de l’audience tenue vendredi devant le tribunal militaire.
Poursuivi pour coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, Sané affirme avoir tiré pour protéger son commandant, Abdou Diop, et d’autres gendarmes. Il dit avoir effectué trois tirs de sommation, puis un quatrième dirigé vers les jambes des manifestants. L’accusation relève qu’il disposait d’un pistolet de 9 mm, mais qu’il a utilisé un fusil M16.
Le commandant Diop a confirmé que son subordonné avait fait usage de son arme pour protéger les gendarmes et disperser la foule. Des représentants de la Coordination des étudiants de Saint-Louis ont, eux, contesté la version de l’accusé. L’avocat de la famille de Fallou Sène réclame 200 millions de francs CFA de dommages et intérêts, tandis que la Coordination demande 50 millions. Le tribunal doit rendre sa décision le 27 novembre.
L’audience fait suite à l’ouverture du procès du meurtre de Fallou Sène, annoncée le 30 octobre.





