Liberia : Bea Mountain doit 1,8 million de dollars de taxes sur le gazole
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après The Liberian Investigator
La société minière Bea Mountain aurait prélevé 16,4 millions de gallons de gazole sans payer les taxes pétrolières correspondantes, et devrait 1,8 million de dollars au Liberia, selon le sénateur Amara M. Konneh. La commission sénatoriale chargée d’examiner ces prélèvements indique que 21 des 25 importateurs contrôlés ont payé moins que les montants dus ; elle demande au ministre des Finances de justifier sous 72 heures l’exemption invoquée par l’entreprise, rapporte The Liberian Investigator.
Bea Mountain Mining Corp., société minière opérant au Liberia, doit 1,8 million de dollars de taxes sur le gazole après avoir importé 16,4 millions de gallons sans acquitter de prélèvements pétroliers, a déclaré mardi le sénateur Amara M. Konneh, cité par The Liberian Investigator. Cette somme représente 55 % du montant total des impayés recensés par une commission sénatoriale.
La commission a examiné les registres de la Liberia Petroleum Refining Company et les recettes de l’administration fiscale, la Liberia Revenue Authority, pour la période d’octobre à décembre 2025 et de janvier à juin 2026. Sur les 25 importateurs examinés, 21 auraient payé moins que le montant dû. Ils ont importé au total environ 107 millions de gallons de carburant. Bea Mountain affirme bénéficier d’une exemption douanière, selon Konneh.
Le sénateur a indiqué que la commission demanderait au ministre des Finances de présenter sous 72 heures la base juridique de cette exemption. Son rapport final devrait recommander une règle « pas de paiement, pas de livraison » : la compagnie pétrolière publique ne libérerait alors le carburant qu’après confirmation numérique du paiement par l’administration fiscale.
Konneh a également mis en garde contre l’utilisation d’une recette exceptionnelle de 200 millions de dollars pour établir le budget 2027. Selon ses estimations, les recettes structurelles de l’exercice 2026 s’élèvent à 1,1 milliard de dollars, contre 1,3 milliard annoncé avec le budget supplémentaire. Maintenir les dépenses à ce niveau pourrait, a-t-il averti, creuser un déficit structurel de 100 à 150 millions de dollars.
Synthèse réalisée avec l’aide d’outils d’intelligence artificielle, sous la responsabilité éditoriale d’AFREEQUE.



