Les partis cap-verdiens divergent sur les progrès de la justice
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Expresso das Ilhas

Au Cap-Vert, les partis ont exposé leurs priorités lors d’un débat parlementaire sur l’état de la justice : le MpD met en avant les progrès de la dernière décennie, tandis que le PAICV souligne la lenteur des procédures et les dossiers en attente. L’UCID réclame des mesures concrètes pour renforcer la capacité des tribunaux, selon Expresso das Ilhas.
Lors d’un débat sur l’état de la justice à l’Assemblée nationale cap-verdienne, le Mouvement pour la démocratie (MpD), le Parti africain pour l’indépendance du Cap-Vert (PAICV) et l’Union cap-verdienne indépendante et démocratique (UCID) ont défendu des bilans différents, rapporte Expresso das Ilhas. Le MpD estime que le secteur a progressé au cours de la dernière décennie, tandis que le PAICV relève la lenteur des procédures et le nombre élevé d’affaires en attente ; l’UCID réclame des mesures concrètes pour améliorer la capacité des tribunaux.
Le député du MpD Carlos Monteiro a indiqué que le nombre de juges est passé de 64 en 2016 à plus de 80 en 2026. Les magistrats du ministère public en activité sont, eux, passés de 49 à 85. Il a également cité le lancement du Système d’information de la justice en janvier 2025 et celui du portail en ligne, qui permet d’effectuer certaines démarches sans se déplacer.
Carlos Monteiro a toutefois reconnu que les tribunaux continuent de recevoir des dossiers à un rythme élevé. Il a plaidé pour un plan d’investissement pluriannuel comprenant le recrutement de magistrats et de greffiers, le renforcement de l’inspection judiciaire et le développement de modes alternatifs de règlement des litiges. Le MpD avait déjà défendu l’accélération des procédures judiciaires au Cap-Vert dans une proposition antérieure.



