Les médecins nigérians rejettent les peines prévues pour les urgences
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Punch

Les médecins nigérians rejettent un projet prévoyant jusqu’à six mois de prison ou 300 000 nairas d’amende pour les soignants retardant des soins d’urgence. Le syndicat des médecins résidents menace d’une grève nationale si ces sanctions sont maintenues, rapporte Punch.
La Nigerian Medical Association (NMA), principale association professionnelle des médecins nigérians, et la Nigerian Association of Resident Doctors (NARD), qui représente les médecins en formation spécialisée, rejettent les sanctions pénales prévues par une proposition de modification de la loi nationale sur la santé pour les retards ou refus de soins d’urgence, rapporte Punch. Le texte prévoit jusqu’à six mois de prison, une amende pouvant atteindre 300 000 nairas, soit environ 220 dollars, ou les deux pour les professionnels et établissements en infraction.
Le projet de loi sur la modification de la National Health Act de 2026 a franchi la deuxième lecture au Sénat mercredi après un vote à main levée et a été renvoyé à la commission sénatoriale chargée de la santé tertiaire et primaire pour examen et audition publique. Il impose notamment une première évaluation d’urgence dans les 15 minutes suivant l’arrivée du patient et des mesures de stabilisation, dont l’oxygénothérapie, les perfusions et le traitement de la douleur, dans les 30 minutes.
La NMA estime que des sanctions pénales pourraient exposer les médecins à des poursuites pour des situations indépendantes de leur volonté. La NARD menace de déclencher une grève nationale si les dispositions punitives sont maintenues. Les deux organisations citent notamment le manque de personnel, les infrastructures insuffisantes, les pénuries de médicaments et d’équipements, les coupures d’électricité et d’oxygène, ainsi que la faiblesse des services d’ambulance et des réseaux d’orientation des patients.





