Le Tigré éthiopien appelle à relancer la paix et la réinsertion
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Fanamc

Le responsable de la sécurité de l’administration provisoire du Tigré, le général Gebre Egziabher Beyene, appelle les habitants à privilégier la paix et le développement plutôt qu’un nouveau conflit. Il accuse le Front de libération du peuple du Tigré de freiner l’accord de Pretoria, notamment le désarmement et la réinsertion des combattants, selon l’agence éthiopienne Fanamc.
Le Tigré éthiopien doit relancer le processus de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) pour ramener les anciens combattants à la vie civile, a déclaré le général de brigade Gebre Egziabher Beyene, responsable des affaires de sécurité et de paix au sein de l’administration provisoire de la région. Il a appelé les habitants à privilégier la paix et le développement plutôt qu’un nouveau conflit, selon Fanamc.
Le responsable a affirmé que l’absence de progrès dans la réinsertion privait les jeunes d’accès à l’éducation, à l’emploi et à d’autres activités civiles. Il a attribué cette situation aux préparatifs de reprise de la guerre qu’il reproche au TPLF, le Front de libération du peuple du Tigré, et a estimé que l’accord de paix de Pretoria n’était pas pleinement appliqué. Les combats passés ont provoqué des perturbations économiques, des déplacements, des blessures et l’interruption de la scolarité dans la région, a-t-il ajouté.
Gebre Egziabher Beyene a également accusé le TPLF de poursuivre ses intérêts politiques, de coopérer avec l’Érythrée et d’exploiter les ressources du Tigré au détriment de la population. Il a affirmé que le groupe s’était enfui vers l’Érythrée avec plus de 800 véhicules et d’autres biens, une accusation rapportée par Fanamc. Il a appelé à régler les différends politiques et les griefs publics par le dialogue.
Cette prise de position intervient après l’appel lancé le 7 octobre par l’Éthiopie aux combattants du Tigré pour qu’ils déposent les armes et se réinsèrent dans la vie civile, dans le cadre de la mise en œuvre de l’accord de paix de Pretoria. Elle intervient aussi le 22 octobre, alors que le gouvernement éthiopien a maintenu l’administration provisoire de six mois au Tigré.
Synthèse réalisée avec l’aide d’outils d’intelligence artificielle, sous la responsabilité éditoriale d’AFREEQUE.



