Le système éducatif ghanéen a failli face aux abus sexuels à Obuasi
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après 3news
Le vice-ministre ghanéen de l’Éducation, Clement Abas Apaak, reconnaît que le système de signalement du Service éducatif du Ghana n’a pas permis de faire remonter les plaintes pour abus sexuels à l’école technique secondaire d’Obuasi. Les autorités ont suspendu le proviseur et deux responsables éducatifs, tandis que la police enquête sur les aspects criminels de l’affaire, a déclaré le ministre à TV3.
Le vice-ministre ghanéen de l’Éducation, Clement Abas Apaak, a reconnu une défaillance dans le système de signalement du Service éducatif du Ghana (GES) pour les abus sexuels en milieu scolaire. Il s’exprimait mardi 20 octobre sur TV3, après la révélation d’allégations d’inconduite sexuelle à l’Obuasi Senior High Technical School, selon le média ghanéen 3news.
D’après un documentaire consacré à l’affaire, des élèves avaient signalé à plusieurs reprises les faits présumés à des enseignants et aux autorités de l’établissement, sans que leurs plaintes remontent au niveau national. Le ministère a demandé à la police d’enquêter sur les aspects criminels. Le directeur de l’établissement a été suspendu de ses fonctions, tandis que le GES a demandé aux directeurs de l’éducation de la municipalité d’Obuasi East et de la région Ashanti de se mettre à l’écart pendant l’examen de leur gestion du dossier.
Clement Abas Apaak a indiqué que le ministère cherchait à établir qui avait été informé, et à quel moment, ainsi que les raisons pour lesquelles les plaintes n’avaient pas été transmises au ministre et à lui-même. L’affaire concerne notamment le proviseur Zakaria Abdulai, visé par une enquête journalistique de Manasseh Azure Awuni. Elle s’inscrit dans le prolongement des appels à poursuivre les responsables présumés après des abus sexuels et des demandes de justice formulées par la Youth Bridge Foundation.
Le Parlement ghanéen avait réclamé des poursuites le 16 octobre, après que des analyses publiées les 15 et 19 octobre eurent porté sur les rapports de pouvoir et la prévention des violences sexuelles dans les lycées. La Youth Bridge Foundation a également demandé justice le 20 octobre.
Synthèse réalisée avec l’aide d’outils d’intelligence artificielle, sous la responsabilité éditoriale d’AFREEQUE.






