Le retard de croissance infantile pourrait atteindre 16 % en 2050 en Afrique de l’Ouest et centrale
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Togofirst

Driss Zine Eddine, directeur sectoriel de la Banque mondiale pour la santé, la nutrition et la population en Afrique de l’Ouest et centrale, estime que la malnutrition infantile reste insuffisamment prise en compte dans les budgets publics. Au rythme actuel, le retard de croissance moyen pourrait encore atteindre 16 % en 2050 dans la région, selon son entretien avec Togo First.
Si les progrès actuels se poursuivent, le taux moyen de retard de croissance infantile en Afrique de l’Ouest et centrale pourrait encore atteindre environ 16 % en 2050, a déclaré Driss Zinedine, directeur sectoriel de la Banque mondiale pour la santé, la nutrition et la population dans la région, à Togo First. Il juge cette perspective inacceptable et estime que la malnutrition compromet les perspectives de développement des pays.
Dans l’entretien, Driss Zinedine rappelle qu’un enfant sur trois souffre de retard de croissance dans la région et que 65 millions de femmes y sont anémiques. Il relie la malnutrition aux effets sur la productivité, l’emploi et la création de richesse. Les échanges ont notamment porté sur la conférence régionale sur la nutrition et le développement de la petite enfance tenue à Lomé en mai 2026.
Le responsable de la Banque mondiale identifie deux obstacles à l’augmentation des budgets nationaux consacrés à la nutrition : le manque de priorité politique et les contraintes macroéconomiques et budgétaires. Il préconise une meilleure efficacité des dépenses existantes et une mobilisation accrue des ressources intérieures. Le ratio recettes fiscales/PIB de la région est inférieur à 15 %, contre un seuil recommandé de 20 %, selon lui.




