Le président du Jubaland restreint les pouvoirs de son vice-président
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Caasimada Online

Le président du Jubaland, Ahmed Mohamed Islam, dit Ahmed Madobe, aurait imposé des restrictions politiques et administratives à son vice-président Mahmoud Sayid Aden, sur fond de désaccords concernant un accord politique et la nouvelle administration de Beledxaawo. La crise porte aussi sur la désignation des responsables de districts dans la région de Gedo, selon Caasimada.
Le président du Jubaland, Ahmed Mohamed Islam, dit Ahmed Madobe, aurait ordonné aux administrations de ne plus appliquer les directives de son vice-président, Mahmoud Sayid Aden, ni de reconnaître les décisions ou communiqués émis par son bureau. Les ministres auraient également reçu pour instruction d’éviter tout contact et toute consultation avec le vice-président, d’après Caasimada Online, qui cite des sources informées au sein du Jubaland.
Cette mesure découlerait d’un désaccord sur l’accord conclu avec l’ancien responsable sécuritaire Abdirashid Hassan Abdinuur, dit Janan, et sur la création d’une nouvelle administration à Beledxaawo, dans la région de Gedo. Mahmoud Sayid Aden s’opposerait à cette organisation et aurait tenté d’influencer la nomination des administrations de district, notamment à Beledxaawo, en donnant des instructions à des membres du gouvernement régional.
Le différend aurait aussi été alimenté par les contacts politiques du vice-président avec le gouvernement fédéral somalien, en particulier avec le bureau du Premier ministre Hamza Abdi Barre. Des ministres chargés de l’Intérieur et de la Sécurité figureraient parmi les responsables accusés d’entretenir des liens étroits avec Mahmoud Sayid Aden, selon Caasimada Online.
Aucun document officiel confirmant l’imposition de ces restrictions n’a toutefois été rendu public et Ahmed Madobe comme Mahmoud Sayid Aden n’ont pas encore fourni de précisions, rapporte Caasimada Online.



