Le contenu local pétrolier angolais reste limité à 5 %
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Expansao

Six ans après l’entrée en vigueur du régime angolais de contenu local pétrolier, les entreprises dénoncent le manque d’opportunités, la concurrence étrangère et l’accès difficile au financement. La part réservée aux sociétés détenues à 100 % par des capitaux angolais n’atteint que 5 %, selon Expansão, qui cite Luís Lago de Carvalho de l’AECIPA.
Six ans après l’entrée en vigueur du régime angolais de contenu local dans le secteur pétrolier, la part réservée aux entreprises détenues à 100 % par des Angolais n’est passée que de 3 % à 5 %. Les associations du secteur dénoncent des obstacles structurels à l’application de la loi, rapporte Expansão.
Luís Lago de Carvalho, vice-président de l’Association des entreprises prestataires de services de l’industrie pétrolière en Angola (AECIPA), estime que la situation a peu changé pour la plupart des entrepreneurs locaux. Certaines entreprises ont même perdu leurs partenaires internationaux après l’entrée en vigueur de la loi, qui protège les services par des régimes d’exclusivité, de préférence et de concurrence.
Les entreprises évoquent aussi le manque de débouchés, la concurrence étrangère, l’accès difficile au financement et l’obligation d’être payées en kwanzas. Pour les achats de biens et services à l’étranger, Luís Lago de Carvalho plaide pour des prêts en devises à des taux de 5 % à 8 %, contre 20 % à 23 % en monnaie locale. Il affirme que les taux pratiqués à l’international, parfois de 2 % à 3 %, désavantagent les entreprises angolaises.
À titre de comparaison, les entreprises nationales nigérianes assureraient plus de 60 % de la production pétrolière du pays, tandis que l’Organisation africaine des producteurs de pétrole vise 50 % de contenu local d’ici à 2030. En Angola, la loi encadrant le contenu local pétrolier est entrée en vigueur en 2020.
Synthèse réalisée avec l’aide d’outils d’intelligence artificielle, sous la responsabilité éditoriale d’AFREEQUE.



