Le chef de l’armée éthiopienne rejette son démantèlement
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Fanamc
Le chef d’état-major de l’armée éthiopienne, Berhanu Jula, a déclaré que les forces armées ne seraient pas démantelées pour permettre l’instauration d’un gouvernement de transition par la lutte armée. Lors de la célébration de la 119e Journée des forces de défense, il a présenté la défense de la souveraineté et de l’unité du pays comme la mission centrale de l’armée, selon Fanamc.
Le chef d’état-major des Forces de défense nationale éthiopiennes (ENDF), le maréchal Berhanu Jula, a rejeté le démantèlement de l’armée pour mettre en place un gouvernement de transition par la lutte armée. Il a tenu ces propos samedi 24 octobre, lors de la commémoration de la 119e Journée des forces de défense, au quartier général de l’armée, selon la presse publique éthiopienne (FMC).
Berhanu Jula a déclaré que les groupes souhaitant un gouvernement de transition devaient chercher le pouvoir par la voie politique et pacifique. Il a présenté la défense de la souveraineté et de l’unité du pays comme la mission centrale de l’armée et a averti qu’un démantèlement de celle-ci menacerait, selon lui, l’État éthiopien.
Le chef d’état-major a également affirmé que le TPLF, le Front de libération du peuple du Tigré, avait lancé une offensive sur des fronts des régions d’Amhara et d’Afar. Selon lui, l’armée a repoussé l’attaque et saisi des armes acheminées via le port de Massaoua. Il a imputé l’offensive à une coordination impliquant des acteurs situés entre l’Égypte, Khartoum et Asmara, sans fournir d’éléments indépendants étayant cette accusation.
Ces déclarations interviennent après que le chef du TPLF a affirmé, le 22 octobre, que ses troupes combattaient encore au Tigré, dans le nord de l’Éthiopie. Les deux prises de position rendent compte des tensions persistantes autour du conflit et de l’avenir du mouvement TPLF.



