La Tanzanie veut rendre l'accès numérique plus abordable
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Daily News

La Tanzanie veut accélérer le déploiement d'une connectivité numérique abordable en coopérant avec le Marché commun de l'Afrique orientale et australe, les bailleurs et le secteur privé. Le gouvernement cite les coûts élevés, l'accès limité à l'électricité et la faible rentabilité dans les zones isolées parmi les principaux obstacles, rapporte Daily News.
Le gouvernement tanzanien veut rendre les services numériques plus abordables et étendre la couverture aux populations mal desservies, a déclaré Florent Mtuka, directeur par intérim des communications au ministère de l’Information et des Technologies de la communication, lors d’une concertation nationale à Dodoma le 20 octobre. Il s’exprimait au nom du secrétaire permanent, rapporte le Daily News.
Mtuka a cité les coûts élevés de déploiement, la dispersion de la population, le manque d’infrastructures électriques et la rentabilité incertaine parmi les obstacles à l’extension de la connectivité. Il a appelé à développer les partenariats public-privé, les financements concessionnels et le partage d’infrastructures pour réduire les coûts et attirer les investissements.
La concertation de quatre jours se tient dans le cadre du programme IDEA, consacré à la numérisation inclusive en Afrique de l’Est et australe. Les travaux portent notamment sur les modèles de financement, les solutions de connectivité à moindre coût et la planification intégrée des infrastructures numériques.
Leonard Chitundu, représentant du bureau des télécommunications du COMESA, a indiqué que des millions de personnes de la région restaient hors ligne en raison des coûts, du manque de coordination et des déficits d’investissement. Une étude dirigée par Salience Consulting avec la coordination technique du COMESA doit aider les pays à repérer les zones mal desservies et à mieux orienter les investissements. Le programme prévoit aussi le recours aux données géospatiales pour éviter les doublons dans les infrastructures.




