La loi gambienne de 2001 a privé la commission électorale du contrôle des électeurs
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Kerr Fatou

Le président de la commission électorale gambienne, Joseph Colley, affirme qu’une modification législative de 2001 a supprimé le pouvoir de vérifier la citoyenneté des personnes inscrites sur les listes électorales. Il explique que la commission avait proposé en 2019 de rétablir ce contrôle, selon Kerr Fatou.
La loi électorale gambienne modifiée en 2001 a retiré à la Commission électorale indépendante (IEC) le pouvoir de vérifier la citoyenneté des personnes demandant leur inscription sur les listes électorales. Son président, Joseph Colley, a attribué à ce changement l’impossibilité pour la commission d’interroger les candidats à l’inscription, selon Kerr Fatou.
Entre 1996 et 2001, les agents électoraux pouvaient questionner les demandeurs, même lorsqu’ils présentaient des pièces d’identité valides. Les cas de citoyenneté contestée étaient renvoyés devant les tribunaux de révision. Depuis la modification de la loi, l’IEC doit inscrire les personnes présentant des documents légalement acceptés, notamment des attestations, a expliqué Joseph Colley lors d’un forum mensuel avec les parties prenantes.
La commission avait proposé en 2019 de rétablir son pouvoir d’interroger les demandeurs et de supprimer le recours aux attestations, après des consultations dans le pays. La proposition n’a pas entraîné les changements souhaités, a indiqué son président, qui estime que l’IEC ne peut agir en dehors du cadre légal fixé par le Parlement.
La question des attestations est également au cœur de contestations récentes. Le 14 octobre, un chef local avait nié avoir délivré 13 000 attestations électorales ; le 21 octobre, la justice a confirmé l’inscription de Modou Dalla. La commission électorale a par ailleurs annoncé la publication de la liste définitive des électeurs la semaine prochaine, selon son calendrier annoncé.
Synthèse réalisée avec l’aide d’outils d’intelligence artificielle, sous la responsabilité éditoriale d’AFREEQUE.

