La Guinée équatoriale reprend les dépôts de carburant loués par Tradex
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Radiomacuto

Le vice-président équato-guinéen Teodoro Nguema Obiang a annoncé que l’État récupérerait les dépôts de carburant loués par Tradex Guinée équatoriale, alors que le pays connaît sa troisième pénurie de l’année. La décision intervient moins d’une semaine après une amende de 500 millions de francs CFA infligée à la filiale de la Société nationale des hydrocarbures du Cameroun, rapporte Radiomacuto.
Le vice-président équato-guinéen Teodoro Nguema Obiang a annoncé le 20 octobre que l’État reprendrait les dépôts de carburant loués à Tradex Guinée équatoriale, filiale de la Société nationale des hydrocarbures du Cameroun. L’annonce a été faite après une réunion de crise sur la troisième pénurie d’essence de l’année, rapporte Radio Macuto.
Tradex exploite 12 stations-service et s’était engagée à importer 10 000 tonnes de carburant en novembre et décembre. Moins d’une semaine avant l’annonce, la société avait été condamnée à une amende de 500 millions de francs CFA. Selon le média économique camerounais Ecomatin, la reprise des dépôts s’inscrit dans un projet visant à faire de Gepetrol Servicios, société publique équato-guinéenne, le distributeur officiel. Celle-ci dispose de 32 points de vente, contre 30 pour TotalEnergies.
Le projet prévoit également la création d’un parc de dépôts de grande capacité puis, à terme, d’une raffinerie nationale. Le ministère des Mines et Gepetrol Servicios doivent par ailleurs examiner la consommation de Tradex sur les cinq dernières années. L’entreprise exploite déjà un dépôt au port de Luba, destiné à l’approvisionnement des navires.
Radio Macuto rapporte que Tradex avait présenté en novembre 2025 un investissement de 10 milliards de francs CFA pour 2026, destiné notamment à construire quatre stations-service et un dépôt. La filiale avait réalisé un chiffre d’affaires de 59 milliards de francs CFA en Guinée équatoriale en 2024.
Synthèse réalisée avec l’aide d’outils d’intelligence artificielle, sous la responsabilité éditoriale d’AFREEQUE.



