La guerre paralyse les services publics et aggrave la crise au Soudan
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Senego

La guerre commencée en avril 2023 continue de désorganiser les services publics soudanais, avec des pénuries de médicaments, des écoles perturbées et des difficultés d’accès à l’eau et à l’électricité. La corruption, les pillages et la hausse des prix aggravent la précarité des civils, selon Senego.
La guerre qui oppose les Forces armées soudanaises (SAF) et leurs adversaires depuis avril 2023 a paralysé une partie des services publics et aggravé les pénuries, la hausse des prix ainsi que l’accès aux soins, à l’eau et à l’électricité, selon Senego. Dans les zones contrôlées par les SAF, les établissements de santé manquent de médicaments et de matériel, tandis que les écoles et les infrastructures essentielles fonctionnent difficilement.
Les détournements de ressources, les pratiques de favoritisme et les pillages privent les services publics de moyens supplémentaires, alors que les mécanismes de contrôle sont affaiblis par le conflit, rapporte Senego. Cette désorganisation touche particulièrement les familles déplacées ou privées de revenus, qui doivent déjà faire face à une crise humanitaire de grande ampleur.
La dégradation des services publics intervient après l’aggravation de la crise humanitaire au Soudan, présentée comme la plus vaste au monde le 21 septembre 2026 dans un précédent article. Elle s’inscrit aussi dans un contexte marqué par les appels à une trêve immédiate lancés par les forces civiles soudanaises le 12 octobre 2026.




