La croissance de la Cémac ralentit à 2,6 % en 2025
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après L’Union

La croissance moyenne de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale a ralenti à 2,6 % en 2025, contre 3,2 % en 2024, tandis que le déficit budgétaire moyen a atteint 3,3 % du PIB. La dette publique régionale s’est établie à 53,6 % du PIB, selon le Baromètre économique d’août 2026 de la Banque mondiale.
La croissance de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cémac) a ralenti à 2,6 % en 2025, contre 3,2 % en 2024, selon le Baromètre économique d’août 2026 du groupe de la Banque mondiale. Le revenu par habitant régional a diminué de 0,1 %, alors qu’il progressait de 3,4 % dans l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).
Les performances nationales sont contrastées. Le Tchad a enregistré une croissance de 5,6 %, porté par le pétrole, et la République centrafricaine 4,5 %, notamment grâce à l’or. Le Congo a progressé de 3,1 % et le Gabon de 3,2 %, tandis que la Guinée équatoriale a subi une contraction de 5,8 % en raison du recul de sa production pétrolière.
Les finances publiques se sont dégradées, avec un déficit moyen passé de 1,6 % à 3,3 % du produit intérieur brut entre 2024 et 2025 et une dette publique atteignant 53,6 % du PIB. Le déficit gabonais est estimé à 12,2 % du PIB et la dette du Congo à 97,4 %. Les recettes publiques ne représentaient que 11,7 % du PIB régional en 2024, contre un seuil communautaire de 17 %.
Les hydrocarbures comptent pour près de 70 % des exportations de la Cémac, mais les ventes de pétrole ont reculé de 2,3 % et celles de gaz de 10,5 % en 2025. L’excédent commercial est passé de 6,7 % à 3,5 % du PIB, tandis que les réserves de change ne couvrent plus que 4,2 mois d’importations, contre 4,8 mois en 2024. La Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) a abaissé son taux directeur à 4,5 % en juin 2026, alors que 36,2 % de la population régionale vit dans l’extrême pauvreté et que le chômage approche 10 %, selon le rapport.





