La commission sénégalaise enquête sur l’attribution des licences de pêche
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Senego
La commission d’enquête parlementaire sénégalaise sur les licences de pêche a auditionné Mamadou Goudiaby au sujet de l’attribution des autorisations et du suivi des navires. Les députés examinent aussi des soupçons de sénégalisation fictive et des anomalies de jaugeage évoqués lors des auditions, rapporte Africtelegraph.
La commission d’enquête parlementaire sénégalaise sur les licences de pêche a convoqué Mamadou Goudiaby afin qu’il s’explique sur les conditions d’attribution des autorisations, rapporte Senego. Les députés cherchent à retracer qui a signé les permis délivrés à des navires sénégalais et étrangers, dans quelles conditions et au bénéfice de quels armateurs.
Les auditions portent aussi sur l’immatriculation et le suivi des navires sous pavillon sénégalais, les contrôles techniques, les registres maritimes, le jaugeage et les critères de sénégalisation. Bécaye Diop, directeur général de l’Agence nationale des affaires maritimes (Anam) de novembre 2024 à juillet 2026, a évoqué devant les députés des cas présumés de sénégalisation fictive et des anomalies dans les registres de jaugeage, relevés lors d’un audit de la flotte industrielle.
La ministre des Pêches et des Infrastructures maritimes et portuaires, Fatou Diouf, a défendu devant l’Assemblée l’attribution récente de licences de pêche démersale côtière. Elle a indiqué que quatre licences avaient été accordées, et non cinq, et que deux seulement avaient été signées depuis son arrivée en 2024, après vérification des formalités. Elle a aussi annoncé une révision du Code de la pêche.
À Soumbédioune, les pêcheurs artisanaux dénoncent la concurrence des navires industriels et la raréfaction du poisson. Selon Senego, un poisson vendu 100 francs CFA atteint désormais 500 francs, tandis que quatre pièces coûtent 2 500 francs, un prix devenu inaccessible pour de nombreux ménages.






