La Centrafrique manque d’outils pour mesurer la pauvreté, selon la Banque mondiale
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Corbeau News Centrafrique
Image d’illustration · Şeyhmus Kino · Pexels · Licence PexelsLa Banque mondiale relève que la République centrafricaine ne dispose pas d’outils statistiques de base pour mesurer la pauvreté, notamment faute d’enquêtes récentes auprès des ménages. Corbeau News Centrafrique rapporte que le gouvernement conteste les données publiées par les institutions internationales, tandis que le ministre de l’Économie, Marc Mandaba, est cité dans le dossier.
La République centrafricaine manque de recensements et d’enquêtes récentes pour mesurer la pauvreté, selon la Banque mondiale. Les derniers indicateurs fiables remontent à plusieurs années, ce qui limite la capacité des autorités à évaluer les conditions de vie des ménages et à cibler les politiques d’aide.
L’absence de données géographiques précises empêche notamment de déterminer quelles préfectures ont le plus besoin d’assistance. Les administrations ne disposent pas non plus de statistiques récentes sur les revenus pour orienter la répartition des fonds publics et de l’aide internationale, d’après le constat attribué à la Banque mondiale par Corbeau News Centrafrique.
L’Institut national de la statistique centrafricain, chargé de collecter ces données, manquerait de budget et de matériel informatique moderne, selon le média. Le ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale, Marc Mandaba, a qualifié de « faux chiffres » les données alarmantes publiées par des institutions internationales, rapporte Corbeau News Centrafrique.
Cette question s’inscrit dans le débat sur l’usage politique de la pauvreté, déjà soulevé le 1er octobre dans un article sur les accusations d’exploitation de la pauvreté à des fins électorales.






