L’Italie crée un délit de violences en manifestation, puni de cinq ans de prison
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Ang
Le gouvernement italien crée un délit de participation violente à une manifestation, passible de cinq ans de prison et de 20 000 euros d’amende pour les participants à un groupe d’au moins cinq personnes. Le décret adopté après des violences lors de manifestations étudiantes à Milan prévoit aussi des mesures concernant les mineurs et l’envoi de 500 militaires supplémentaires dans la ville, rapporte ANG.
Le gouvernement italien a créé un délit de participation violente à une manifestation, passible de cinq ans de prison et d’une amende pouvant atteindre 20 000 euros, rapporte ANG. Le décret de sécurité a été annoncé mardi 20 octobre après des violences survenues à Milan lors de manifestations étudiantes.
La peine vise les personnes participant à un groupe d’au moins cinq personnes et lançant notamment des pierres ou des engins explosifs. Elle peut être alourdie si l’auteur a le visage couvert ou si une personne est blessée. Le décret prévoit aussi que les parents ou tuteurs puissent être tenus de payer les dégâts causés par des mineurs à des biens publics ou privés.
Le texte modifie également les règles applicables aux jeunes de 14 à 18 ans : leur capacité à comprendre leurs actes est désormais présumée, sauf preuve contraire. L’âge de la responsabilité pénale reste fixé à 18 ans, mais les jeunes peuvent répondre devant la justice pour mineurs à partir de 14 ans. La détention préventive peut par ailleurs être appliquée à des mineurs considérés comme présentant un risque, pour une durée maximale de 24 heures.
Le gouvernement a décidé d’envoyer 500 militaires supplémentaires à Milan jusqu’à la fin de l’année. La Confédération du commerce estime à un million d’euros les dégâts des pillages et dégradations du dernier week-end. La première ministre Giorgia Meloni a qualifié ces violences d’injustifiables et a indiqué que 330 personnes avaient été arrêtées dans le pays entre samedi et dimanche, selon ANG.
Les violences de Milan avaient déjà conduit à plus de 200 arrestations, selon un bilan publié le 19 octobre. Le nouveau décret intervient dans le prolongement de ces arrestations après les violences contre la vie chère à Milan.
Synthèse réalisée avec l’aide d’outils d’intelligence artificielle, sous la responsabilité éditoriale d’AFREEQUE.





