Kwankwaso accuse Tinubu de retarder les impôts par peur de perdre 2027
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Vanguard

Le candidat à la vice-présidence du Congrès démocratique national (NDC), le sénateur Rabiu Musa Kwankwaso, accuse le gouvernement du président Bola Ahmed Tinubu de retarder la collecte des impôts prévus par les nouvelles lois fiscales par crainte de perdre l'élection de 2027. Il l'a déclaré lors de l'investiture du conseil de campagne du NDC dans l'État de Jigawa, selon Vanguard, avertissant que les prélèvements s'intensifieraient si le pouvoir était reconduit.
Le sénateur Rabiu Musa Kwankwaso, colistier du National Democratic Congress (NDC) pour la présidentielle de 2027, accuse l'administration du président Bola Ahmed Tinubu d'avoir retardé la collecte des impôts prévus par les nouvelles lois fiscales par crainte de perdre le scrutin, rapporte le quotidien nigérian Vanguard. Il s'exprimait lors de l'investiture du conseil de campagne du NDC dans l'État de Jigawa, à Dutse, la capitale de l'État.
Selon Kwankwaso, les projets de réforme fiscale ont été adoptés par le Parlement, mais le gouvernement fédéral hésite à les appliquer en raison de leurs conséquences politiques possibles avant l'élection. « La loi est passée, mais le gouvernement fédéral a peur de perdre l'élection. C'est pourquoi il a retardé la collecte », a-t-il déclaré. L'ancien gouverneur de Kano avertit que les prélèvements s'intensifieraient si le parti au pouvoir obtenait un second mandat : « Ils iront de maison en maison, jusque sous votre lit, pour collecter des impôts. »
Kwankwaso met aussi en cause la conduite des débats parlementaires, affirmant que la session d'approbation du texte fiscal a été présidée par un élu de Kano et que le président du Sénat s'est volontairement absenté pour ne pas y être associé. Il promet que le NDC annulera « toutes ces taxes inutiles » et financera l'éducation des enfants s'il accède au pouvoir, appelant les Nigérians à ne pas accorder un second mandat à l'All Progressives Congress (APC).
Ces critiques s'ajoutent à celles d'autres opposants à l'approche économique du pouvoir : le 3 novembre, le vice-président Kashim Shettima avait défendu à Calabar les réformes économiques de Tinubu avant 2027, tandis qu'Atiku Abubakar dénonçait de son côté un projet de perturbation du meeting de l'ADC à Sokoto.



