KPMG Australia suspend ses candidatures aux marchés publics jusqu’en février après une enquête
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Businessday

Une enquête commandée par le ministère australien des Finances conclut que KPMG Australia a mal traité des signalements de lanceurs d’alerte sur des fuites de données clients et laissé perdurer des faiblesses de gouvernance. Le cabinet ne sera pas exclu définitivement des marchés publics fédéraux, mais s’est engagé à ne pas soumissionner pour de nouveaux contrats avant février, selon le rapport d’Ian Watt.
Le ministère australien des Finances indique que KPMG Australia a accepté de ne pas soumissionner à de nouveaux marchés fédéraux jusqu’en février 2027, le temps de poursuivre des réformes de gouvernance. Cette suspension prolonge une pause en vigueur depuis juin, après une enquête sur le traitement par le cabinet d’alertes concernant des fuites de données de clients.
L’enquête, menée par l’ancien haut fonctionnaire Ian Watt à la demande du ministère, conclut que KPMG a mal géré le signalement d’un lanceur d’alerte et que des faiblesses de gouvernance et de culture ont perduré pendant plusieurs années. Le rapport estime toutefois que le cabinet ne doit pas être déclaré définitivement inapte à travailler pour le gouvernement fédéral.
Le lanceur d’alerte avait dénoncé un possible usage abusif d’informations confidentielles pour obtenir de nouveaux contrats d’audit. Selon le rapport publié jeudi, KPMG a traité le dossier avant tout comme une question liée à l’emploi et aux risques juridiques, sans accorder assez d’attention à la véracité des accusations. Le rapport recommande que le gouvernement attende une vérification indépendante de la mise en œuvre des réformes et de leur effet sur les pratiques avant d’autoriser de nouvelles candidatures.
Les contrats fédéraux représentaient 207,1 millions de dollars australiens, soit 9,5 % du chiffre d’affaires de KPMG Australia durant l’exercice 2026, selon le rapport. Le cabinet n’avait pas répondu dans l’immédiat à une demande de commentaire de Businessday.





