Khady Niang explique les choix culturels des JOJ de Dakar
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Senego

Khady Niang, directrice des cérémonies des Jeux olympiques de la jeunesse de Dakar, explique avoir privilégié les mouvements collectifs et les références culturelles africaines plutôt que les effets technologiques. Elle cite notamment Aline Sitoé Diatta, Cheikh Anta Diop, Lat Dior et le film Touki Bouki, dans un entretien accordé à RFI Afrique.
Khady Niang, directrice des cérémonies des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) de Dakar, explique avoir privilégié l’humain, la jeunesse et les références africaines pour concevoir la cérémonie d’ouverture, plutôt que les effets technologiques. Dans un entretien à RFI Afrique, elle décrit une mise en scène fondée sur des mouvements collectifs, une ville inspirée du quotidien africain et des figures historiques et culturelles sénégalaises.
La cérémonie a notamment mobilisé les références à Alkebulan, Aline Sitoé Diatta, Cheikh Anta Diop et Yandé Codou Sène. Khady Niang cite aussi Lat Dior, associé au cheval et à une chanson de Kiné Lam, ainsi que l’affiche du film Touki Bouki, de Djibril Diop Mambéty, évoquée par la présence d’une moto.
La directrice des cérémonies dit avoir voulu éviter une représentation de l’Afrique réduite aux gratte-ciel et aux signes de richesse. Elle explique également que le choix d’un directeur artistique et d’un metteur en scène sénégalais et africains devait permettre aux organisateurs de conserver la maîtrise du récit de l’événement. La moto inspirée de Touki Bouki aurait ensuite été reprise par Beyoncé et Jay-Z pour promouvoir leur tournée On The Run Tour II en 2018.
Ces explications complètent la présentation de Khady Niang à la tête de l’ouverture des JOJ, publiée le 2 novembre. La cérémonie s’était tenue après les réactions à l’ouverture des JOJ de Dakar, notamment les félicitations de l’ambassade américaine le 31 octobre et les hommages de Kirsty Coventry et de Bassirou Diomaye Faye les 1er novembre.




