Ibrahima Thiam appelle à ne pas banaliser la xénophobie au Sénégal
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Senego

Ibrahima Thiam, président du parti ACT, appelle à ne pas banaliser les discours visant les étrangers au Sénégal. Dans une tribune relayée par Xibaaru, il distingue la lutte contre la xénophobie du contrôle des frontières et de l’application des règles de séjour.
Le président du parti sénégalais ACT, Ibrahima Thiam, appelle à ne pas banaliser les discours visant les étrangers au Sénégal et refuse de les assimiler à du patriotisme. Dans une tribune intitulée « Le Sénégal ne doit pas banaliser la xénophobie », relayée par Xibaaru, il estime que ces propos se diffusent sur les réseaux sociaux, dans certains médias et dans le débat politique.
Ibrahima Thiam cite notamment les Guinéens, les Libanais, les ressortissants des pays voisins et les autres étrangers vivant au Sénégal parmi les communautés visées. Il demande que les médias contredisent ces discours au lieu de les présenter comme de simples opinions, estimant que leur relais contribue à les normaliser, rapporte Xibaaru.
Le responsable de l’ACT distingue la lutte contre la xénophobie du contrôle des frontières et de l’application des règles de séjour. Il affirme que l’État peut exercer ces prérogatives sans renoncer à l’humanité ni à la teranga et évoque les violences xénophobes en Afrique du Sud pour avertir que les mots peuvent précéder les actes. Il relie aussi sa position à l’histoire de son père, arrivé de Gambie au Sénégal à l’âge de 14 ans, et à ses plus de trente années passées hors du pays.




