Esclavage : Burnham ouvert à des excuses, mais refuse les réparations
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après MyJoyOnline
Le Premier ministre britannique Andy Burnham se dit disposé à entendre les demandes d’excuses officielles pour le rôle historique du Royaume-Uni dans l’esclavage, mais rejette le versement de réparations financières. Il a exposé cette position avant le sommet du Commonwealth à Antigua-et-Barbuda, où la question doit être soulevée, selon le quotidien The Guardian.
Le Premier ministre britannique Andy Burnham s’est déclaré ouvert à des excuses officielles pour le rôle historique du Royaume-Uni dans la traite transatlantique, tout en rejetant les demandes de réparations financières, selon une tribune publiée dans le Guardian. Il a proposé un dialogue structuré avec les personnes et les pays concernés par une traite qui a réduit en esclavage au moins 12,5 millions d’Africains.
Andy Burnham estime que les Britanniques actuels ne peuvent pas être tenus responsables de faits historiques auxquels ils n’ont pas pris part personnellement. Il souhaite en revanche lancer une nouvelle initiative sur la dette afin d’aider les pays vulnérables à rembourser sur une période plus longue et à de meilleures conditions.
Les dirigeants caribéens devraient défendre les réparations sous la forme d’un allègement de la dette, de financements pour le développement, l’éducation et la santé, ainsi que de mesures pour renforcer la résilience climatique. Le Premier ministre d’Antigua-et-Barbuda, Gaston Browne, a salué les propositions d’aide pratique, tout en maintenant la position caribéenne sur la justice réparatrice, selon un message publié sur Facebook.
La position intervient avant le sommet des chefs de gouvernement du Commonwealth prévu à Antigua-et-Barbuda. Elle prolonge le débat ouvert par Andy Burnham sur des excuses britanniques pour l’esclavage le 31 octobre et la proposition de Londres d’alléger la dette liée aux réparations, annoncée le 1er novembre.






