EndSARS : les revendications des victimes restent sans réponse au Nigeria
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Vanguard
Six ans après les manifestations EndSARS contre les violences policières au Nigeria, des organisations de la société civile et des avocats jugent que les revendications des victimes restent largement sans réponse. Ils estiment que les engagements des autorités n’ont pas débouché sur une amélioration de la police, rapporte Vanguard.
Les revendications à l’origine des manifestations #EndSARS restent largement insatisfaites au Nigeria, ont affirmé des organisations de la société civile et des avocats lors du sixième anniversaire du mouvement, selon Vanguard. Ils ont également estimé que les engagements pris par le gouvernement n’avaient pas été concrétisés et que les sacrifices des victimes n’avaient pas débouché sur une amélioration de la police.
Lancé en octobre 2020 contre les violences, les extorsions, les tortures, les arrestations arbitraires et les exécutions extrajudiciaires attribuées à la Special Anti-Robbery Squad (SARS), le mouvement avait conduit la police à annoncer la dissolution de cette unité le 11 octobre 2020. Les manifestants avaient toutefois continué à réclamer des réformes, des réparations et des poursuites contre les responsables, rappelle Vanguard.
La répression du 20 octobre 2020 au péage de Lekki, à Lagos, a constitué le moment le plus meurtrier de la mobilisation. Amnesty International a recensé au moins 12 manifestants tués à Lekki et Alausa ce jour-là. Des commissions judiciaires créées dans plusieurs États ont enquêté sur les violences policières, mais l’application de leurs recommandations demeure contestée, selon Vanguard.
Cette commémoration intervient alors que les syndicats nigérians menacent d’une mobilisation nationale le 27 octobre, une échéance annoncée le 22 octobre 2026.





