El Fasher : quatre organisations soudanaises réclament justice
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Radio Dabanga

Quatre organisations soudanaises de défense des droits humains réclament des enquêtes indépendantes sur les crimes commis lors de la chute d’El Fasher, ainsi que la protection des civils et des réparations pour les victimes. Dans une déclaration marquant le premier anniversaire du siège, elles demandent une justice fondée sur les preuves et un accès humanitaire garanti, rapporte Radio Dabanga.
À l’occasion du premier anniversaire de la chute d’El Fasher, quatre organisations soudanaises de défense des droits humains réclament la protection des civils, des enquêtes indépendantes sur les crimes présumés et la poursuite des responsables. Dans une déclaration commune, le Sudanese Human Rights Monitor, l’African Centre for Justice and Peace Studies, l’association du barreau du Darfour et le centre Al Khatim Adlan pour l’éducation et le développement humain demandent que les responsabilités soient établies sur la base de preuves.
Les signataires appellent aussi à garantir l’accès humanitaire et à assurer réparation aux victimes sans discrimination. Ils réaffirment leur engagement à documenter les violations de manière indépendante, à défendre les droits des victimes et à promouvoir l’État de droit, avec des garanties de procès équitable.
El Fasher, capitale du Darfour du Nord, a subi une offensive de grande ampleur à la fin d’octobre 2025, après un siège prolongé. Les organisations font état de rapports documentant des meurtres, des détentions, des actes de torture, des violences sexuelles, des pillages et des attaques contre des personnes qui fuyaient la ville.
Elles s’inquiètent également de la progression des discours de haine et des appels à la violence et à la vengeance, notamment dans les médias et sur les plateformes numériques. Elles exhortent les parties belligérantes, les responsables politiques et militaires, les représentants communautaires et les médias à rejeter l’incitation à la violence et les représailles collectives. Les organisations avaient déjà alerté sur de nouvelles atrocités au Soudan, dans un article publié le 27 octobre 2026.



