Ebola : la Sierra Leone alerte ses survivants sur la souche Bundibugyo
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Sierraloaded

L’Agence nationale de santé publique de Sierra Leone avertit les personnes ayant survécu à l’épidémie d’Ebola de 2014 qu’elles peuvent être infectées par la souche Bundibugyo. Harold Thomas, conseiller de l’agence, rappelle que l’immunité contre la souche Zaïre ne garantit pas une protection contre cette autre variante, selon Sierraloaded.
Les survivants de l’épidémie d’Ebola de 2014 en Sierra Leone restent vulnérables à une infection par la souche Bundibugyo, a averti Harold Thomas, conseiller en communication des risques à l’Agence nationale de santé publique (NPHA), lors d’une intervention sur la chaîne AYV. Il les a appelés à ne pas considérer une infection passée comme une protection contre cette souche, distincte de celle responsable de l’épidémie de 2014.
Cette précédente épidémie, causée par la souche Zaïre, a fait près de 4 000 morts en Sierra Leone. Harold Thomas a également mis en garde contre l’idée que les vaccins utilisés contre la souche Zaïre, dont Ervebo, protègent contre Bundibugyo. Selon lui, les symptômes de cette dernière peuvent être moins marqués dans certains cas, ce qui pourrait conduire des personnes infectées à poursuivre leurs activités et favoriser la transmission.
La NPHA recommande de se laver régulièrement les mains et de consulter rapidement un centre de santé en cas de fièvre ou de faiblesse inhabituelle. Elle demande aussi de signaler tout saignement inhabituel et de suivre les consignes officielles. L’agence travaille avec l’Organisation mondiale de la santé et des pays voisins au renforcement de la surveillance, notamment aux points de passage frontaliers.
Harold Thomas a par ailleurs appelé à améliorer l’accès aux messages sanitaires pour les groupes vulnérables, en particulier les personnes handicapées, et à renforcer les campagnes de sensibilisation communautaires. Cette alerte s’inscrit dans le contexte de surveillance régionale de la maladie à virus Ebola, après le renforcement des contrôles aux frontières et à Freetown.
