Ebola : la deuxième victime kényane enterrée sous haute protection
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après The Standard

La deuxième personne morte d’Ebola au Kenya, une femme de 65 ans, a été enterrée sous de strictes mesures de prévention contre les infections. Les équipes sanitaires ont adapté les rites musulmans aux exigences de sécurité afin de limiter les risques de transmission, selon la Croix-Rouge kényane citée par The Standard.
La deuxième victime kényane d’Ebola, une femme de 65 ans décédée vendredi, a été inhumée samedi sous haute protection sanitaire au cimetière de Lang’ata, à Nairobi. Des équipes de santé réunissant notamment la Croix-Rouge kényane ont appliqué des protocoles stricts pour limiter le risque de transmission, rapporte The Standard.
La défunte était une proche du premier patient kényan et serait sa mère. Des personnels formés, équipés de protections individuelles, ont désinfecté le corps avant de le placer dans une housse spéciale, puis de le transporter jusqu’au lieu d’inhumation. Les proches n’ont pas été autorisés à entrer en contact direct avec la dépouille.
Les équipes ont adapté les rites funéraires musulmans dans la mesure permise par la sécurité. Le corps a notamment pu être enveloppé dans un linceul, le kafan, tandis que les ablutions rituelles, ou ghusl, pouvaient être écartées si elles nécessitaient un contact direct. Paul Olale, responsable technique des urgences de santé publique à la Croix-Rouge kényane, a déclaré que les coutumes ne pouvaient pas primer sur les protocoles de prévention, selon The Standard.
Cette inhumation intervient après la confirmation d’un deuxième cas d’Ebola au Kenya, le 14 octobre, puis l’annonce de deux morts parmi neuf cas confirmés le 23 octobre. La victime est morte malgré la quarantaine, selon une information publiée la veille.


