Des scientifiques enquêtent sur un possible lien entre les cas d’Ebola au Nigeria et au Kenya
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après TimesLIVE

Des scientifiques spécialisés dans Ebola vont enquêter au Nigeria sur l’origine de l’infection d’une patiente porteuse du variant Bundibugyo, a annoncé Jean Kaseya, directeur général des Centres africains de contrôle et de prévention des maladies. Le séquençage a révélé que le virus détecté chez cette patiente et celui du premier cas recensé au Kenya sont étroitement apparentés, après un passage possible par l’aéroport d’Entebbe le 3 octobre, selon Kaseya.
Une équipe de scientifiques spécialisés dans Ebola se rendra à Abuja pour rechercher comment la patiente nigériane a été infectée par la souche Bundibugyo, a annoncé Jean Kaseya, directeur général des Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC). La patiente, née en Ouganda et épouse d’un diplomate suisse en poste à Abuja, n’avait pas voyagé dans l’épicentre de l’épidémie en République démocratique du Congo, selon ses documents de voyage.
Les chercheurs examineront notamment un éventuel lien avec le premier cas enregistré au Kenya, chez un homme qui avait voyagé depuis la RDC et qui est décédé. Le séquençage génomique réalisé vendredi a montré que les deux virus étaient étroitement apparentés. Les deux patients se trouvaient à l’aéroport d’Entebbe, en Ouganda, le 3 octobre, avec des vols séparés d’environ 40 minutes, a indiqué Jean Kaseya.
Cette proximité génétique ne prouve toutefois pas une transmission directe entre les deux patients. La patiente d’Abuja, dont l’état s’améliore, affirme ne pas se souvenir d’avoir rencontré l’homme décédé au Kenya. Les scientifiques étudieront aussi l’hypothèse d’un contact indirect par une autre personne, tandis que les pays concernés ont accepté de coopérer à l’enquête, selon le directeur de l’Africa CDC.
L’enquête vise à déterminer si le virus circule silencieusement dans d’autres lieux et à retrouver tous les contacts exposés. Cette recherche intervient après la mobilisation internationale appelée par Jean Kaseya et la convocation d’un sommet par l’Africa CDC après le premier cas nigérian, le 22 octobre.

