Des enregistrements précisent l’erreur humaine dans le crash espagnol
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après L’essentiel
Des enregistrements publiés après la collision de deux trains à grande vitesse à Urda, en Espagne, renforcent la piste d’une erreur humaine dans l’accident qui a fait 68 morts. Le centre de contrôle avait autorisé le train AVE à reprendre sa route malgré des problèmes techniques signalés sur le train Iryo, rapporte L’essentiel d’après La Vanguardia.
Les enregistrements des échanges entre les conducteurs et le centre de contrôle indiquent qu’une panne du système automatique de sécurité a précédé la collision entre un train AVE et un train Iryo, mercredi 28 octobre près d’Urda, en Espagne. Le centre de contrôle a autorisé le conducteur de l’AVE à reprendre sa route à vitesse « normale », alors que l’Iryo était toujours immobilisé sur la même voie, d’après les conversations publiées par le quotidien espagnol La Vanguardia.
La conductrice de l’Iryo, le train numéro 6076, avait signalé qu’elle ne parvenait pas à réinitialiser le système LZB, chargé notamment de transmettre les limites de vitesse et les distances de freinage. Un agent de régulation a ensuite alerté un collègue en constatant que le train 6076 rencontrait des problèmes. La collision s’est produite à 8 h 53, à plus de 100 kilomètres par heure selon les premières estimations rapportées par La Vanguardia.
La conductrice de l’Iryo, blessée dans l’accident, a été hospitalisée à Tolède. Elle a depuis témoigné devant la police et subi des tests d’alcoolémie et de dépistage de drogues, selon L’essentiel. Le conducteur de l’AVE est porté disparu.
L’accident, qui a fait 68 morts selon le bilan présenté dans l’article, intervient alors que l’Espagne observe trois jours de deuil national jusqu’au 31 octobre. Il fait suite à la collision ferroviaire qui a fait au moins 68 morts et à l’instauration du deuil national en Espagne.





