Des automobilistes dénoncent extorsions et dégradations à Uyo
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Leadership

Des automobilistes et des transporteurs d’Uyo dénoncent des extorsions, des violences et des dégradations de véhicules lors des contrôles policiers dans la capitale de l’État d’Akwa Ibom. La forte présence des forces de sécurité vise à contenir la criminalité, mais laisse plusieurs zones rurales insuffisamment surveillées, rapporte Leadership.
Des automobilistes et des conducteurs de minibus, de taxis et de tricycles dénoncent des extorsions et des dégradations à Uyo, dans l’État nigérian d’Akwa Ibom. Ils affirment que des policiers installés aux points de contrôle réclament de l’argent et menacent de marquer les véhicules pour les vandaliser, rapporte le quotidien nigérian Leadership.
Un conducteur de minibus a indiqué qu’au moins huit contrôles se succèdent sur le trajet entre la place Ibom et Abak, une distance qu’il estime à une dizaine de minutes. Le nombre de points de contrôle pourrait atteindre 15, selon son témoignage. Un commerçant en pièces détachées affirme également devoir payer à chaque passage, que ses documents soient en règle ou non.
Le commissaire de police de l’État, Baba Azare, a présenté le déploiement renforcé des forces à Uyo comme nécessaire pour tenir les criminels à distance. Un ancien policier, cité anonymement par Leadership, estime que l’État compte environ 4 000 policiers, dont la plupart sont concentrés dans la capitale, laissant les 30 autres collectivités locales insuffisamment surveillées. Les habitants disent que les vols à main armée, enlèvements et activités de groupes criminels ont diminué, mais que des infractions persistent dans les communautés moins contrôlées.


