Au Cap, des associations contestent un terrain destiné à Equinix
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après IOL
Image d’illustration · Waqas ilyas · Pexels · Licence PexelsDes associations contestent le déclassement d’un terrain près du quartier de Barcelona, au Cap, qui pourrait permettre à l’entreprise américaine Equinix d’y construire un centre de données. Elles dénoncent la consommation d’eau et d’électricité de ces installations dans une ville où des habitants manquent d’accès à ces ressources, rapporte l’AFP.
Des associations sud-africaines contestent le changement de zonage d’un terrain proche de l’aéroport international du Cap acquis par Equinix, entreprise américaine qui exploite environ 280 centres de données dans le monde. Elles demandent la suspension de nouveaux projets de centres de données en Afrique du Sud, en raison de leur consommation d’eau et d’électricité dans une ville où des milliers d’habitants n’ont pas accès à ces services, selon l’AFP.
Le mouvement Housing Assembly, l’organisation britannique Foxglove et d’autres groupes ont fait appel du changement de zonage, qui pourrait permettre à Equinix de construire un centre de données hyperscale près du quartier défavorisé de Barcelona. L’audience s’est tenue en octobre et une recommandation non contraignante est attendue dans un délai de 90 jours. Equinix affirme ne pas avoir de projet immédiat sur ce terrain.
L’Afrique du Sud compte déjà plus de 60 centres de données, le plus grand nombre du continent, tandis que Le Cap en compte environ une douzaine et a approuvé cinq nouvelles licences. Housing Assembly et le groupe Extinction Rebellion réclament des normes spécifiques et contraignantes pour encadrer l’expansion du secteur, portée notamment par l’intelligence artificielle. Le gouvernement présente le pays comme la « porte d’entrée numérique de l’Afrique », selon l’AFP.
Le juriste Saadiyah Kadwa, du Legal Resources Centre, qui représente Housing Assembly et les autres associations, estime que l’accélération des implantations doit s’accompagner d’une clarification des règles applicables, selon l’AFP.



