Alassane Ouattara plaide pour l’industrialisation des économies en développement
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après AIP
Le président ivoirien Alassane Ouattara a appelé à renforcer la transformation industrielle des économies en développement afin qu’elles dépassent l’exportation de matières premières. Lors de la huitième Conférence présidentielle de l’Organisation mondiale du commerce, à Genève, il a notamment plaidé pour des investissements dans les infrastructures, les compétences et les technologies, selon la présidence ivoirienne.
Le président ivoirien Alassane Ouattara a appelé jeudi 29 octobre 2026, à Genève, à un système commercial international plus équitable pour permettre aux pays en développement de dépasser l’exportation de matières premières et d’investir dans la transformation industrielle, l’innovation et la création de valeur ajoutée. Il s’exprimait à la huitième Conférence présidentielle de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), rapporte l’Agence ivoirienne de presse (AIP).
Alassane Ouattara a présenté la « réglobalisation » comme une occasion de diversifier les économies en développement et de renforcer leur place dans les chaînes de valeur mondiales. Il a estimé que cette ambition nécessitait des infrastructures, des compétences, un meilleur accès aux financements, des transferts de technologies et des règles commerciales plus favorables aux pays vulnérables, selon l’AIP.
Le chef de l’État ivoirien a cité la croissance moyenne de 7 % enregistrée par la Côte d’Ivoire entre 2012 et 2025, ainsi que la diversification progressive de ses marchés et le renforcement de ses capacités de production. Il a également présenté la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), qui vise à faciliter les échanges entre pays africains, comme un levier pour développer des chaînes de valeur régionales.
La directrice générale de l’OMC, Ngozi Okonjo-Iweala, a relevé les incertitudes et la fragmentation du système commercial mondial. Elle a toutefois souligné les possibilités offertes aux économies africaines de faire du commerce un moteur de croissance et de création d’emplois, selon l’AIP.






