Accusé de diffamation, Hafi reste silencieux au tribunal de Moroni
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Masiwa Comores

L’ancien ministre comorien Mahamoud Salim Hafi n’a pas produit au tribunal de Moroni les relevés bancaires qu’il disait détenir pour étayer ses accusations de corruption et de blanchiment contre des dirigeants de la Convention pour le Renouveau des Comores. Poursuivi pour diffamation, il a déclaré maintenir ses accusations, rapporte Masiwa Comores.
Mahamoud Salim Hafi, membre fondateur du parti comorien Convention pour le Renouveau des Comores (CRC), a gardé le silence lors de son audience pour diffamation au palais de justice de Moroni, le jeudi 22 octobre, rapporte Masiwa Comores. Il avait accusé des responsables du parti de corruption et de blanchiment d’argent entre 2023 et 2025.
Hafi avait comparu une première fois le 22 septembre. Son avocat avait alors obtenu un renvoi afin de préparer sa défense. À l’audience du 22 octobre, l’ancien ministre a dit assumer ses accusations, mais a répondu « Je n’ai pas de réponse » à presque toutes les questions de la partie civile. Il n’a pas produit les relevés bancaires qu’il avait affirmé détenir lors d’une émission de FCBK FM, le 17 septembre.
Les plaintes pour diffamation ont été déposées par Youssouf Mohamed, dit Belou, secrétaire national de la CRC, et Najda Saïd Abdallah, chargée des finances du parti. Tous deux étaient absents de l’audience. L’avocat de Hafi a refusé de commenter le procès à sa sortie du tribunal.
Cette audience fait suite au placement sous contrôle judiciaire de l’ancien ministre comorien Salim Mohamed Hafi, rapporté le 1er octobre. Hafi avait été placé sous contrôle judiciaire après ses accusations publiques visant des dirigeants de la CRC.

