À Oujda, le Maghreb et le Machrek débattent de culture
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après MAP

Une rencontre littéraire à Oujda a porté sur les liens culturels entre le Maghreb et le Machrek, avec la participation d’écrivains et d’universitaires arabes. Le poète marocain Mohamed Bennis a appelé à une approche analytique de ces échanges et défendu l’autonomie de la littérature marocaine, selon la MAP.
La complémentarité culturelle entre le Maghreb et le Machrek a été au centre d’une rencontre littéraire organisée samedi à Oujda, dans le cadre de la sixième édition du Salon maghrébin du livre « Lettres du Maghreb », selon la MAP. Des écrivains et des universitaires arabes y ont débattu de l’évolution de la géographie culturelle arabe et du rôle de la littérature dans le rapprochement entre les deux régions.
Le poète et académicien marocain Mohamed Bennis a appelé à remplacer le discours émotionnel sur les relations culturelles entre le Maghreb et le Machrek par une approche analytique. Il a estimé que la littérature marocaine avait construit sa propre identité et rejeté son classement historique dans la « marge », au profit d’une lecture fondée sur le rapport entre « centre et périphérie », selon une déclaration à la MAP.
L’écrivain irakien Mohsen Jassem Al-Moussawi, professeur à l’Université Columbia, a pour sa part décrit la distinction entre Maghreb et Machrek comme une division géographique liée à l’héritage colonial et aux écarts économiques. Il a insisté sur l’unité de la langue et de la culture arabes ainsi que sur les échanges entre les littératures des deux régions, notamment dans le roman.



